Mico BOLO, Directeur de Course FF Voile de la Transquadra

Mico BOLO

Mico BOLO, Secrétaire Général et Directeur de Course FF Voile de la Transquadra. Il est l’instigateur de la Transquadra, et y a lui-même participé en 1993 et 1996. Il a également couru la Solitaire du Figaro à de nombreuses reprises.

Que représente la balise Argos pour vous en quelques mots ?

« Pour moi, la balise Argos représente plusieurs éléments. C’est d’abord le tracking. Dans le cadre d’une course au large, les bateaux quittent très vite le port. Disposer d’un outil qui permet de les suivre et de savoir ce qu’ils font devient alors très vite un impératif. En tant qu’organisateur de la course, j’estime que le tracking exercé grâce aux balises Argos constitue donc bien évidemment une nécessité, mais cela permet également de transmettre au grand public les positions des bateaux après le départ.

La balise Argos m’évoque ensuite une notion de sécurité de par sa capacité à déclencher une demande d’assistance.

Le système Argos présente enfin l’avantage fondamental d’être autonome. La balise peut être décrochée du bateau et le navigateur en difficulté a la possibilité de garder la balise avec lui lorsqu’il embarque sur son radeau de survie. Par expérience, je sais que l’autonomie de la balise Argos est un aspect essentiel du système car cela permet aux organisateurs de la course de retrouver et sauver les éventuels naufragés. »

Quand la demande d’assistance de la balise Argos vous a-t-elle été utile pour la dernière fois ?

« C’était pendant l’édition 2006 de la Transquadra. Nous étions en février, et les bateaux étaient situés entre Madère et les Antilles. C’est au cours de cette étape que le bateau de François PETIT, un Figaro Beneteau, a sombré après que son mât se soit arraché. Le navigateur a eu le temps de monter dans son radeau de survie avec sa balise Argos et son téléphone Irridium. Il a alors alerté les secours à l’aide de son téléphone Irridium, et c’est véritablement grâce à la balise Argos, qui a permis de localiser le naufragé, que nous avons pu le sauver. La trajectoire du radeau dérivant a pu être rapidement identifiée par le système Argos, et les démarches pour secourir le navigateur malheureux ont pu être conduites de façon extrêmement efficace. Etant donné que tous les navigateurs de la Transquadra étaient équipés de balises Argos, il a été facile de localiser les bateaux situés à proximité du radeau. Nous avons dévié la route de l’un des concurrents de François PETIT, Bernard de RAVIGNAN, que nous avons piloté grâce à sa balise Argos et aiguillé vers le lieu où le radeau du naufragé avait dérivé. Nous avons par conséquent pu sauver une vie grâce à la balise Argos ! Pour l’anecdote, François PETIT et Bernard de RAVIGNAN ont noué des liens d’amitié à l’occasion de cet accident, et naufragé et sauveteur se sont inscrits en double pour l’édition 2008-2009 de la Transquadra ! »